Microbrasserie La Memphré, dégustations (2/2)

Il est temps de boucler la boucle, voici la seconde et dernière partie de l’article consacré à la brasserie la Memphré. Comme à l’accoutumée, cette semaine c’est au tour des produits d’être à l’honneur.

Au menu, la dégustation de trois bières, enfin plutôt deux plus une déjà publiée sur le site il y a quelques semaines de cela. Étant donné qu’elle est appelée à devenir une régulière, j’aurais trouvé dommage de ne pas mentionner la Double Menton dans ce double article.

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La Memphré – Double MentonDouble IPA (8%)

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La Memphré – Lixiviat – Saison (4.5%) :

 

Œil: Le corps est très lumineux et arbore une jolie couleur qui rappelle la paille dorée. La mousse est belle et fait un peu penser à des blancs d’œufs montés en neige, bien aériens.

Nez: Ça sent le type Saison que j’aime. Le caractère belge est bien marqué avec une belle touche citronnée, des éclats de paille fraîche et des levures sauvages discrète mais bien présentes avec un petit côté chevalin.

Bouche: La carbonatation manque peut être un peu de vitalité, mais ce point se fait très vite oublier. On débute la dégustation sur le caractère fruité de la bière où le citron domine, quelques notes de paille et étincelles poivrées viennent se mêler au jeu.

Le retour est quant à lui presque exclusivement occupé par les levures sauvages qui balancent agréablement le fruité. On distingue un léger goût de bois jeune, presque coco, qui vient très joliment arrondir le tout.

Au fur et à mesure que la bière gagne en température, on devine une amertume franche et bien herbacée rappelant les Pilsner d’Europe de l’Est – caractéristique plutôt originale pour ce type de produit.

Appréciation: Cette saison au caractère faussement classique au premier abord est une vraie réussite. Le séjour en barrique apporte une rondeur bien agréable et une fausse impression de douceur avec ces belles notes de noix de coco plutôt inattendues.

Le « twist » amer final est lui aussi une vraie surprise, et d’un point de vue personnel, je trouve qu’il permet à la bière de franchir un palier supplémentaire. L’amertume bien herbacée apporte une impression de sécheresse vraiment agréable et rend le produit encore plus désaltérant.

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La Memphré – Dimanche – Vin de blé (9%) :

 

Œil: Belle couleur marmelade rappelant presque un cidre brut breton. À l’image du pompon présent sur la bouteille, la mousse est bien blanche, plutôt bulleuse et le col prend tout son temps pour disparaître.

Nez: C’est d’abord l’alcool qui se distingue avant de laisser la place à des notes sucrées rappelant l’abricot séché. Les effluves finales rappellent un peu le pudding de Noël avec une dominante sur les pruneaux et la cassonade.

Bouche: On retrouve ce goût d’abricot séché plutôt doux, ensuite complété des saveurs rappelant un peu la banane mûre. Puis une amertume surprenante faisant penser à l’amande douce-amère vient secouer le palais.

Le corps presque liquoreux, la fin de dégustation sur la chaleur de l’alcool et le retour puissant et légèrement boisé, confèrent à cette bière un caractère définitivement réconfortant.

Appréciation: Si l’amertume est à mon goût un peu trop franche, elle disparaît au fur et à mesure que la bière se réchauffe et ne gêne aucunement la dégustation de ce « vin » vraiment original.

Avec son côté chaleureux et ses accents fruités automnaux, on s’imagine très facilement le siroter assis devant un feu de cheminée, un dimanche de fin de l’automne, après une jolie balade dans les bois, juste avant l’arrivée des premières neiges.

 

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