Naparbier – Aotearoa

1 – La brasserie

Aujourd’hui on sort un du monde brassicole français et on traverse les Pyrénées pour poser nos papilles en Espagne. On en parle peu, mais comme pour la France, le monde des bières artisanales connait depuis quelques années un vrai boom dans toute la péninsule ibérique.

Fondée en 2009 à Pampelune, Naparbier est peut être une des plus actives et reconnues en Espagne actuellement. Elle peut se vanter d’avoir collaboré avec, par exemple, Beavertown (UK), Nøgne Ø (Norvège), Toccalmato (Italie) ou encore avec les deux jumeaux ennemis danois Bjergsø (Evil Twin et Mikkeller).

Pas besoin de se prendre la tête longtemps pour comprendre d’où vient le nom de la brasserie une fois qu’on a compris que Napar signifie tout simplement Navarre en basque. Je vous épargne l’explication concernant le reste du nom…

naparbier_logo

Comme d’habitude, la brasserie ne s’est pas lancée à partir de rien puisque les deux brasseurs touchent au produit depuis un bon moment. Juan Rodriguez a commencé à brasser il y a presque quinze ans dans son garage (ça devient lassant comme anecdote hein?) et le belge Sven Bosch tient un bar spécialisé dans les bières artisanales et de qualité à Barcelone (le Drunk Monk).

En 2009, Naparbier proposait uniquement deux bières : une pils et une dunkel. Depuis, on trouve pas moins de 5 bières régulières (Pils, ambrée, pale ale, ipa et une porter régulièrement primée) auxquelles s’ajoutent une quinzaine de brassins spéciaux et collaborations.

A noter aussi que le travail graphique sur les étiquettes est toujours soigné, et vraiment mortel si on aime le style.

naparbeers

En cette période où le « vieillit en fût » est plus qu’à la mode, la brasserie s’inscrit depuis le début dans la production de « bières fraiches » (mis à part pour 3 produits). En effet, il est conseillé de consommer leurs produits sous 3-4 mois afin de profiter au mieux de tous les arômes d’une bière fraichement brassée

Sans se mentir, sous un bon gros soleil espagnol, une IPA bien fraîche ça passe quand même mieux qu’une brune vieillie en fût de whisky.

2 – La bière : Aotearoa

Première pils chroniquée sur le blog, cette bière est un peu un OVNI dans le monde des blondes légères. Brassée avec des houblons néo-zélandais, les arômes sont plus qu’originaux et valent vraiment le coup qu’on s’attarde sur cette (belle) bouteille. Aussi, pour la petite histoire, Aotearoa est le nom maori donné à la Nouvelle-Zélande, clin d’œil aux houblons utilisés.

Les yeux : Très beau jaune léger, presque doré, on distingue beaucoup de bulles fines. La mousse est également fine et ne reste pas longtemps.

Le nez : C’est là que les choses sérieuses commencent! D’abord fleuri puis légèrement citronné, on distingue ensuite des arômes ressemblant à de la clémentine avant de revenir à des notes plus normales pour une pils.

La bouche : On retrouve ce qu’on a senti ! Une attaque céréales et citron, très fraiche et agréablement piquante mais ça c’est avant que le houblon vienne dire coucou. Douze heures de décalage horaire dans la bouche plus tard, on bascule sur des goûts que je n’avais jamais connu dans un bière – sorte de mélange ananas / clémentines / pêches légèrement sucré. Sans vouloir faire peur (parce que ça ressemble pas non plus exactement à ça), ça me fait presque penser à l’arôme d’un yaourt à la pêche un poil acidulé. Après ce voyage, on revient à du plus classique avec une fin légèrement herbeuse et sèche qui ne donne qu’une seule envie … d’en reprendre une gorgée pour comprendre un peu mieux ce qu’on vient de goûter.

Fiche technique

Nom : Aotearoa
Brasserie : Naparbier
Pays : Espagne
Région : Navarre
Type : Pils (houblonnée)
Alcool : 5,4%
Site web : naparbier.com

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